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Analyse thermographique de la pose d'un isolant mince réfléchissant

Prises de vue d’un mur mince en briques pleines.

Lieu : Fayt-lez-Manage, Manage, Hainaut, Belgique

Il ne s’agit pas ici d’une mission mais d’une expérimentation lors du placement d’un isolant mince réfléchissant entre un mur en briques de campagne pleines de 10 cm d’épaisseur et un radiateur relié à un chauffage central de type « Def ».

Malheureusement l’essai a été perturbé par l’automatisme de la chaudière ne permettant pas de contrôler la température chaudière et le climat extérieur pas stable.

Voici la situation originelle, différence de température cour/extérieur du mur de façade : 6°C

Voici maintenant la situation quelques heures plus tard, après placement de l’isolant réfléchissant.

Cela semble miraculeux sauf que la température extérieure ayant baissé de 2.5°C, la différence de température mur chaud/cour reste similaire : 4°C contre 6°C précédemment.

Quelques jours plus tard, une observation similaire mais avec une température d’eau chaude malheureusement plus élevée :

Le radiateur est ici beaucoup plus chaud ce qui crée une différence de  température importante entre l’intérieur et l’extérieur, la différence de température cour/mur est de l’ordre de 5°C alors que le radiateur affiche 8°C de plus

La pose d’un isolant mince réfléchissant est donc intéressant ici car le mur intérieur est nettement plus chaud et que la lame d’air mur/radiateur est nettement plus chaude donc efficace pour réchauffer la pièce.

Cependant, sur le plan isolation pure, le rendement est relativement faible, de l’ordre d’une dizaine de pourcent tout au plus parce que l’un des effets de cet isolation est de monter la température du mur côté intérieur donc d’augmenter la différence de température entre l’intérieur et l’extérieur alors que la partie isolation est extrêmement mince. C’est donc bien un gain de rendement d’un radiateur mais un très faible gain sur le plan isolation du mur.

Dernier point, vous observez 5 points chauds dans la dernière image : le ventre du radiateur, zone géométrique où son rayonnement est maximal et quatre petits points plus intenses qui sont les attaches du radiateur au mur. Comme ces attaches sont métalliques et relient le radiateur au mur, l’augmentation de température augmente le pont thermique en ces points.

Le problème de ces observations est qu’il n’a pas été possible de calculer la puissance totale rayonnée des radiateurs et donc si l’inertie thermique du mur était bien à saturation donc en état stationnaire pour les conditions observées.

Hugues CREPIN

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