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Une utilisation pratique de la thermographie :

Analyse par infrarouges des effets de la pose d’un film plastique thermorétractable sur des châssis de fenêtres anciens.

Lieu : Fayt-lez-Manage, Manage, Hainaut, Wallonie, Belgique

Depuis des années, l’on vend ces fameux plastiques pour fenêtre et bien que ressemblant à du bricolage, mes images en thermographie m’ont donné l’envie de vérifier de visu la réalité ou non des promesses de cette technique qui semble trop simple que pour être vraie.

Les résultats en images thermographiques :

                               AVANT                                                                                               APRÈS

Le malheur dans la thermographie du bâtiment, c’est que les conditions changent drastiquement sans que vous ayez le contrôle dessus. Cependant, même si la température extérieure du mur  est de 2.6°C inférieure signifiant que la température extérieure a beaucoup baissé dans le cas « Après », le bilan est encore positif, la preuve dans la vue intermédiaire ci-dessous :

 

La pose de ces films demandaient 24 heures de délais avant d’être à contracter à chaud d’où les différences de temps. Cependant j’ai travaillé en deux passes. Ici, seuls le châssis de gauche et celui du dessus ont été doublés et voici les différences observées entre les châssis. Même en tenant compte que le châssis de droite est 0.6°C plus chaud que celui de gauche parce que proche d’un coin de façade, il reste encore 3.3°C de gain suite à la pose du film. L’intérieur est à peu près à 19°C, l’extérieur ici à 5.3°C sur le mur et l’air est à 3°C, on peut donc évaluer grossièrement le gain à 33% si l’on considère la perte du vitrage simple à 62% et du vitrage « filmé » à 41% (dans les cas les plus favorables, sinon, c'est 25% de gain).

Si l’on considère que la perte standard par les vitres est de 13%, une personne qui appliquerait ce traitement sur l’ensemble de son bâtiment pourrait gagner de l’ordre de 4% de sa consommation pour une cinquantaine d’euros de matériel. 

C’est bien entendu théorique, ne tenant pas compte non plus que souvent cela augmente le confort thermique du bâtiment et permet souvent de baisser la température de 1°C car retirant une sensation de rayonnement froid ce qui permet de gagner jusque 7% de la facture. Donc, si l’on combine les deux, l’on peut arriver à une économie de 10-11% (7% de 96%). Dans ce cas, l’investissement en temps et en finance vaut le coup MAIS attention à la qualité du produit acheté pour ne pas devoir refaire le travail tous les ans.
Remarque importante, la vitre doit être bien sèche à l'intérieur et les bords de châssis aussi sinon risque important de condensation dans la lame d'air.

Un amortissement acoustique de 3 à 5 dB est également observé après pose à cause de l'effet "tambour" du film tendu ce qui signifie aussi que les pièces équipées vont plus résonner qu'avant.

 

Hugues CREPIN

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